19.09.2009

Léonard Cohen

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23.08.2009

Antoine de Saint-Exupéry : l’humaniste fraternel et exigent

saint-exupery03.jpg31 juillet 1944, en mission de reconnaissance aérienne, Antoine de Saint-Exupéry, disparaît en mer aux commandes de son avion, un P38 Lightning, abattu semble-t’il par un chasseur allemand ennemi. C’était il y a 65 ans, il avait 44 ans.

 

Les débris de son appareil seront retrouvés de nombreuses années plus tard en mer méditerranée au sud de Marseille.

 

Ecrivain déjà reconnu Saint-Ex, bien qu’ayant dépassé l'âge limite pour participer à des opérations de guerre avait remué ciel et terre, soulevé des montagnes, mobilisé toutes ses relations, pour pouvoir voler dans les forces aériennes alliées et ainsi apporter sa contribution à la libération de la France.

 

Cette mission, cette dernière mission, il aurait pu s'en abstenir ayant largement accompli sa part de travail.

 

Sa conception du devoir, son amour de la France et son dévouement à la patrie lui faisait obligation personnelle d’être en première ligne, jusqu’au bout, jusqu’à la victoire finale !

 

Inutile aujourd’hui d'imaginer un tel engagement, une telle authenticité dans la mise à l’épreuve d’un idéal, chez nos pseudo « journaliste-philosophe » chemise blanche, col ouvert et chevelure flamboyante sous les projecteurs.

 

Saint-Ex était fabriqué d'un autre bois. Il ne fallait pas compter sur lui pour s’abaisser jusqu’à tordre un peu la réalité pour pouvoir faire la une sur un plateau de télévision.

 

« On vivait d’un bout à l’autre de la ligne sous la même voûte profonde » écrivait-il dans « Vol de nuit ».

 

saint-exupery01.jpgSon champ d’existence, c’était le ciel en prise avec les puissances naturelles, remettant chaque jour en jeu ses victoires de la veille, mais toujours,  mission après mission, gravant dans le marbre du temps les heures héroïques de l’Aéropostale.

 

Il était de cette race d’hommes plutôt difficile à rencontrer désormais. Qui à notre époque de paillettes d’hypocrisies et de flagorneries pourrait rivaliser avec Saint-Ex. Jamais courtisan, ni planqué jaloux de sa liberté fier de ses engagements, implacable avec les  « faux derches » comme il les appelait.

 

Il faut relire à ce propos sa lettre à André Breton, « il est dommage que vous ne vous soyez jamais trouvé face au problème de la mort consentie. Vous auriez constaté que l’homme a besoin alors, non de haine, mais de ferveur. On en meurt pas contre, on meurt pour ».

 

Il haïssait la guerre, dont il écrivait dans Pilote de Guerre qu’elle  « n'est pas une aventure » mais « une maladie comme le typhus ». Et pourtant, il s’y est engagé, par patriotisme et par idéal de la France ! Combien aujourd’hui en seraient encore capables ?

 

Tout à la fois Chevalier des temps modernes au grand cœur, poète, patriote, il a consacré sa vie et son œuvre au service de la dignité humaine. « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis », « je ne puis supporter d’être loin de ceux qui ont faim ».

 

Telles étaient ses pensées, pour lesquelles il s’est engagé jusqu’à sacrifier sa vie ! La fraternité au centre de la perspective planétaire, tel était son crédo !

 

Quel bel exemple et quel beau message pour ceux qui aujourd’hui s’engagent en cherchant, comme l’agriculteur de Saint-Ex « à donner un sens à leurs coups de pioche ».

 

Déjà en 1944 il dénonçait dans  les dernières lignes d’une lettre, écrite la veille de sa mort, qu’il a adressée à Pierre Dalloz, le monde des années à venir après guerre.

 

En visionnaire il en entrevoyait les germes : « Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier. »

 

Aurait-il baissé les bras lui, l’infatigable humaniste engagé dans la lutte contre le désordre du monde, qui au terme de sa lettre à André Breton a écrit « Je crois aux actes, non aux grands mots » ! Un moment de faiblesse ? Peut-être ?

 

Même chez les plus solides, elle reste là, la possibilité de la faiblesse, tapie prête à surgir tant l’être Humain reste et restera toujours une chose fragile ! Après tout il était un homme, héroïque certes, mais un homme pas un dieu.

 

Il n’est pas là pour nous le dire ! Seule reste son œuvre littéraire, immense pour qui veut bien s’en nourrir : belle et pleine d’amour de la vie et des Hommes.

 

TCHAD.jpgA chacun de lire ses écrits, de méditer et d’en tirer le miel ! Et peut-être, par fidélité à sa pensée, accepter de prendre part aux luttes éternelles de l’humanité pour contribuer, à laisser, pour demain à nos enfants, un monde meilleur et plus éclairé ! Un monde plus respectueux des hommes et de la nature.

13:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paix, liberté, fraternité, guerre, poète, écrivain |

14.08.2009

Les PAUL est décédé!

 

 

Le génial architecte de la guitare électrique moderne, s'est éteint des suites d'une pneumonie à l'âge de 94 ans. C’est dans les années 30 que Lester William Polfuss, commence ses expériences pour tenter de remplacer  les guitares acoustiques électrifiées de l'époque.

Ces travaux ont abouti à la création des guitares électriques sans caisse dont la performance était supérieure et offrait aux guitaristes un champ de possibilités sonores plus large.

Musicien de jazz de talent respecté, il est considéré comme l'un des précurseurs du rock and roll.  C’est probablement grâce à ses recherches que la guitare est sortie de son rôle d’accompagnement dans les formations jazz. Il joua avec de grands musiciens comme Nat King Cole ou Chet ATKINS. 

Nous autres guitaristes de peu de talent ou de grand talent devons tous quelque chose à ce grand musicien moderne. A l'heure, où après Willie Deville, il nous quitte, j'ai pensé que cette vidéo était le moindre des hommages que je pouvais lui rendre

Salut l’artiste et merci !



http://www.youtube.com/watch?v=ByGsHTlKmWk&feature=related

 

Ici le guitariste accompagne sa femme Mary Ford qui interprête un tube des années 50  «How High the Moon» 

14:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guitare, légende, moderne |

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